L'Atelier du Verbe
Immigré choisi = Français des tropiques sans nationalité française vivant le plus souvent en Afrique. Souvent ayant un grand père ancien combattant colonial remercié par une médaille en laiton et ne touchant aucune pension de la France. Syn : Cerveau en Fuite. voir aussi: Obama Senior, Cheikh Modibo Diarra, Passi, et maintenant votre humble serviteur !
samedi 21 mai 2011
Bien trop usé
Chagrins du sans terre
le plus dure c'est de rester là sans écrire. ne plus poser les mots. les abandonner. comme on abandonne un chien à l'approche de l'été; l'appel de la mer est plus fort. je suis littéralement avalé par ce monde. il me faut reprendre la plume. tenter de fixer.
ça va vite, ça va même trop vite. le plus cruel c'est qu'entre les deux monde je n'existe pas. je n'appartient à aucun des deux mondes. Malheur au tiède.
Je suis le sans terre. je suis le sans patrie. je suis le sans nation. je suis le sans espèce.
Ma grossesse est mature: Chagrins du Sans terre.
Frêle silhouette dans le ciel bleu
chouette,
pas de nuages perle de sueur
solitaire il allonge le pas
retrouver certainement
une puante couette et un maigre repas
dimanche 30 janvier 2011
Crossroads sucks, farewell to a lady
Tu me chercheras en vain des poux,
tu me traiteras en larmes de ripoux,
j’ai pris mes jambes à mon cou,
avant d’être pieds devant dans un trou
Adieu merci beaucoup.
Je n’ai qu’une seule chose à te dire,
A Dieu merci pour tous
La , la lère.
Mieux en rire qu’en pleurer, le téléphone a raccroché. Plus de communication possible. J’attends fébrilement le statut. Qui le premier ? Certainement moi. Cette fois c’est bien la fois de trop; mon coeur n’est pas un torchon… je vais m’armer de courage et voir le pont mirabeau. Si il y coule toujours la seine, j’espère qu’elle emportera ma peine. je t’avais donné ma parole... rien ne te suffit jamais…
Et la parole donnée est sacré.
Cette leçon tu l’apprendras, par le tranchant de la lame,
L’écriture est mon arme
A Dieu merci pour tous.
Andréa
vendredi 14 janvier 2011
jeudi 30 décembre 2010
2010, prélude en Do majeur pour un faune
Faire le bilan. s’arrêter un instant. 2010 fut l’année de la prise de conscience. Hiver rude, Health care bill, Gbagbo, vague de prises d’otage au sahara, boue rouge toxique en hongrie, faillite de la grèce et mort programmée de l’Euro mais aussi première coupe du monde de football en Afrique, Dilma Roussef élue présidente de la huitième puissance mondiale; regain de tension en asie du sud est.
C’est bien dans un monde de plus en plus malade que nous nous enfonçons. Le taux d’équipement matériel n’a d’égal que le vide moral de la société en devenir. Nous nous enfonçons dans une société à la fois post-moderne et post-humaine. L’humain grande idée de la modernité se meurt avec elle. comme le personnal computer fixe et “personnal” la notion d’individu distinct et définissable en un ici et maintenant est révolu. Les smartphones et plus encore l’usage intensif des réseaux sociaux (facebook, twitter, tumblr, etc…) ont modifié considérablement et inéluctablement nos manières d’intéragir. Oui, la réalité du village planétaire et de la proximité du lointain n’a jamais été aussi intense.
Le post-humain c’est bien de l’humain sublimé par l’instantanéïté et la sérialisation massive de son être: c’est le triomphe de l’entre soi,et de l’industrialisation du moi je.
Fabrique de pareil, nous ne sommes plus que des Smartphones sur pattes. Etre différent est devenu le nouveau conformisme.
2010 fut donc une exécrable année, une sorte de répétition générale de ce que le monde sera; une vaste comédie du tout transparent.
Je ne rêve définitivement plus, j’attends l’aube;
ce matin qui nous enragera tous;
Ce jour long d’atome et de sang.
Bonne année 2011
“Aimai-je un rêve ?
Mon doute, amas de nuit ancienne, s’achève
En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais
Bois même, prouve, hélas ! que bien seul je m’offrais
Pour triomphe la faute idéale de roses.” S.Mallarmé
Andrea N.


